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  • Grimper en Couple : Un Défi Sportif pour Votre Relation ?

    Grimper en Couple : Un Défi Sportif pour Votre Relation ?

    Grimper en Couple : Le Sommet de l’Amour ou la Chute Assurée ?

    L’image est parfaite : un couple complice, suspendu à une paroi rocheuse, avec un coucher de soleil en toile de fond. Les réseaux sociaux et les marques de sport nous vendent ce rêve d’une passion amoureuse fusionnant avec l’amour de la grimpe. Mais derrière cet idéal marketing, la réalité est souvent plus complexe.

    Partager ses chaussons et son baudrier peut être une expérience incroyablement enrichissante, un véritable moteur de dépassement pour le couple. Cependant, cela peut aussi transformer une belle sortie en nature en un véritable champ de mines relationnel.

    Alors, grimper en couple, est-ce vraiment une bonne idée ? Plongeons ensemble au cœur de cette question, pour comprendre les mécanismes en jeu et trouver les clés d’un équilibre harmonieux.

    Quand la Corde Renforce les Liens

    À première vue, l’escalade a tout du sport idéal pour un couple. Plus qu’une simple activité physique, c’est une école de la confiance et de la communication.

    Une confiance aveugle et nécessaire

    En escalade, votre vie est littéralement entre les mains de votre partenaire d’assurage. Cette interdépendance crée un lien unique. Vous apprenez à faire confiance à l’autre de manière absolue, et à être vous-même digne de cette confiance.

    Cette dynamique peut avoir des effets thérapeutiques. Des études et des témoignages montrent que l’escalade, lorsqu’elle est abordée consciemment, peut agir comme une véritable thérapie de couple. Elle force les partenaires à travailler sur la communication, la gestion de la peur et le lâcher-prise, des compétences essentielles dans une relation amoureuse. Comme le soulignent certains professionnels, elle permet de mettre en lumière et de travailler des problématiques de contrôle ou de responsabilité au sein du couple [2].

    Partager des moments intenses

    Réussir une voie difficile ensemble, se soutenir dans l’effort, partager la beauté d’un paysage après une longue ascension… Ces moments créent des souvenirs communs puissants. Tout comme un trail partagé en montagne ou un marathon couru main dans la main, l’escalade offre des expériences de dépassement qui soudent les partenaires.

    Les Fissures dans la Paroi : Quand la Grimpe Devient une Source de Conflits

    Malgré ce tableau idyllique, de nombreux couples de grimpeurs rapportent des tensions importantes liées à leur pratique commune [7]. L’escalade peut devenir un miroir grossissant des problèmes déjà présents dans la relation.

    Le déséquilibre des niveaux et des envies

    C’est un classique : l’un des deux partenaires est plus fort, plus expérimenté ou simplement plus motivé que l’autre. Il est en effet très rare que deux personnes aient exactement le même niveau et les mêmes aspirations en escalade [6].

    Ce décalage peut engendrer de la frustration. Celui qui est plus à l’aise peut s’impatienter, tandis que l’autre peut se sentir pressé, jugé, ou de ne pas être à la hauteur. La sortie plaisir se transforme alors en une séance de performance subie, où l’un tire et l’autre suit sans grande conviction.

    Un terrain propice aux dynamiques toxiques

    Le milieu de l’escalade, encore majoritairement masculin, peut parfois reproduire des schémas de domination. Le mouvement #BalanceTonGrimpeur a mis en lumière comment des relations de pouvoir peuvent s’installer, notamment entre grimpeurs de niveaux différents [3].

    Dans le cadre intime du couple, ces dynamiques peuvent être exacerbées. On peut voir des situations où l’un des partenaires (souvent l’homme) se transforme en coach non sollicité, critique les techniques de sa compagne, ou minimise ses réussites. L’amour et l’intimité peuvent malheureusement pousser à tolérer des comportements qui seraient inacceptables de la part d’un simple ami.

    Les “Quatre Cavaliers de l’Apocalypse” au pied de la voie

    Le psychologue John Gottman a identifié quatre comportements qui annoncent souvent la fin d’une relation : la critique, le mépris, la contre-attaque et la dérobade (ou le repli sur soi). L’escalade, par le stress et la concentration qu’elle exige, peut facilement faire émerger ces “cavaliers” [4].

    • La critique : “Tu n’assures pas correctement, tu ne fais jamais attention !”
    • Le mépris : “Laisse tomber, cette voie est trop dure pour toi de toute façon.” (soupir)
    • La contre-attaque : “Si je suis tendu, c’est parce que tu as pris trois heures pour te préparer !”
    • La dérobade : Le silence pesant après une remarque, le partenaire qui s’isole avec ses écouteurs entre deux essais.

    Si ces comportements s’installent, la séance de grimpe devient une source d’angoisse plutôt que de plaisir.

    Clés pour une Cordée Harmonieuse : Nos Conseils Pratiques

    Alors, faut-il abandonner l’idée de grimper en couple ? Pas nécessairement. Le succès dépend de la capacité du couple à fixer les bonnes règles du jeu.

    1. Prioriser le plaisir partagé, pas la performance
      L’objectif principal doit être de passer un bon moment ensemble. La performance est la cerise sur le gâteau, pas l’ingrédient principal. Si l’un des deux est obsédé par sa performance au détriment de l’ambiance et du bien-être de l’autre, la relation en pâtira.

    2. Communiquer avant, pendant et après
      Discutez de vos envies avant de partir. Quel est l’objectif de la journée ? Se faire plaisir dans des voies faciles ? Travailler un projet spécifique ? Alterner ? Une communication claire évite les malentendus et les frustrations.

    3. Être un partenaire, pas un coach
      Sauf demande explicite, évitez de donner des conseils non sollicités. Votre rôle est d’encourager, de soutenir, de féliciter. L’autre est assez grand pour demander de l’aide s’il en ressent le besoin. La bienveillance est la meilleure des parades.

    4. Accepter de ne pas tout faire ensemble
      Il est sain d’avoir son propre “jardin secret” de grimpe. Gardez des sessions avec vos amis respectifs. Cela permet de grimper sans la pression de la dynamique de couple, de se concentrer sur ses propres objectifs et de revenir avec une énergie nouvelle pour les sessions à deux.

    5. Fixer des règles claires pour l’assurage
      L’assurage est un point sensible. Mettez-vous d’accord sur les attentes de chacun. Certains préfèrent un assurage “sec”, d’autres plus de mou. Exprimez vos préférences calmement, au sol, et non en criant depuis le haut de la voie.

    En conclusion, grimper en couple n’est ni une bonne ni une mauvaise idée en soi. C’est un défi, un peu comme un ultra-trail ou un projet sportif au long cours. Cela demande de la préparation, de la communication et une conscience aiguë des besoins de l’autre.

    L’escalade a ce pouvoir unique de révéler le meilleur comme le pire d’une relation. En privilégiant le respect, la confiance et le plaisir partagé, vous pouvez transformer cette pratique sportive en un ciment incroyablement puissant pour votre couple. Oubliez l’idéal de fusion parfaite et concentrez-vous sur la beauté du mouvement et la complicité de la cordée. C’est là que réside la véritable magie.

  • Boi Taull : Le triomphe du ski-alpinisme français, dernière étape avant les Jeux Olympiques !

    Boi Taull : Le triomphe du ski-alpinisme français, dernière étape avant les Jeux Olympiques !

    Boí Taüll : Le triomphe français avant le grand saut vers les Jeux Olympiques !

    Le ski-alpinisme a offert un spectacle de toute beauté dans les Pyrénées espagnoles. À quelques semaines de son entrée historique aux Jeux Olympiques, la station de Boí Taüll a été le théâtre d’une répétition générale où les athlètes français ont brillé de mille feux. Retour sur un week-end de sport intense, de dépassement et de promesses.

    Imaginez un décor à couper le souffle, des montagnes enneigées à plus de 2000 mètres d’altitude et les meilleurs athlètes du monde prêts à en découdre. C’est dans ce cadre spectaculaire que s’est tenue, fin janvier, la quatrième étape de la Coupe du monde de ski-alpinisme. Plus qu’une simple compétition, cet événement était le dernier grand test avant le rendez-vous de Milan-Cortina 2026, où ce sport fera ses grands débuts olympiques. Une pression supplémentaire pour les athlètes, qui ont pu mesurer leur état de forme sur des parcours aussi exigeants que magnifiques.

    Un test grandeur nature en haute altitude

    La station de Boí Taüll, nichée au cœur des Pyrénées catalanes, n’a pas été choisie au hasard. Réputée pour ses parcours techniques et son altitude élevée, elle représentait un défi parfait pour préparer les organismes aux conditions olympiques. Le ski-alpinisme, ou “skimo” pour les intimes, est un sport d’une exigence rare, qui combine l’endurance du trail en montagne, la technique du ski alpin et la force mentale nécessaire pour affronter des dénivelés impressionnants.

    Les épreuves au programme, le sprint et le relais mixte, sont précisément celles qui seront présentées aux Jeux. Le sprint, notamment, est un format explosif : une montée intense d’environ trois minutes, alternant passages à skis et portage des skis sur le sac, suivie d’une descente vertigineuse. Un effort court mais d’une violence inouïe, où chaque seconde compte.

    Le sprint : une démonstration de force des Bleus

    Et à ce jeu, l’équipe de France a montré qu’il faudrait compter sur elle. Les athlètes tricolores ont tout simplement dominé les débats, envoyant un message fort à la concurrence internationale.

    Emily Harrop, la confirmation d’une championne

    Chez les femmes, Emily Harrop a une nouvelle fois prouvé qu’elle était la reine de la discipline. Avec une maîtrise impressionnante, elle a survolé la finale pour s’imposer avec une avance confortable. Comme le rapporte Le Monde Sport, elle a devancé l’Italienne Giulia Murada de 7 secondes et sa compatriote Margot Ravinel de 10 secondes. Cette victoire confirme son excellente forme, elle qui s’était déjà imposée à Courchevel en début de saison. Sa performance témoigne d’une préparation millimétrée et d’une capacité de dépassement hors du commun.

    Thibault Anselmet, un final spectaculaire

    La course masculine a offert un scénario encore plus haletant. Longtemps à la lutte avec l’Espagnol Oriol Cardona Coll, qui jouait à domicile, Thibault Anselmet a fait parler sa science de la descente. Dans un final à suspense, il a réussi à prendre le meilleur sur son rival pour franchir la ligne d’arrivée en vainqueur. Un véritable exploit qui démontre une technique et un sang-froid exceptionnels. Cette victoire, acquise au mental, est une immense source de confiance pour le Français, qui se positionne comme l’un des grands favoris pour le podium olympique. Un article du Figaro souligne l’importance de ce succès juste avant l’échéance olympique.

    L’horizon olympique : Milan-Cortina 2026 en ligne de mire

    Cette double victoire française à Boí Taüll n’est pas anodine. Elle place les Bleus en position de force à l’approche du grand rendez-vous de leur carrière. Les épreuves olympiques de ski-alpinisme se dérouleront à Bormio, sur la mythique piste du Stelvio. Le sprint est programmé pour le 19 février 2026, et le relais mixte pour le 21 février.

    Après avoir fait l’impasse sur l’étape américaine de Solitude pour mieux se préparer, les leaders de l’équipe de France ont validé leur stratégie. Ce succès en Espagne est la récompense d’un travail acharné et d’une planification rigoureuse. Il prouve que le sport de haut niveau ne laisse aucune place au hasard.

    Le ski-alpinisme, un sport complet entre trail et endurance

    Pour les amateurs de running et de trail, le ski-alpinisme est une discipline fascinante. Elle partage de nombreuses valeurs et qualités physiques avec la course en montagne :

    • L’endurance fondamentale : La capacité à soutenir un effort long et intense en montée.
    • La puissance musculaire : Essentielle pour les conversions rapides et les passages plus raides.
    • L’agilité en descente : Tout comme en trail, savoir “jouer” avec le terrain est crucial.
    • Le dépassement de soi : Repousser ses limites face à la douleur et à la fatigue.

    Le ski-alpinisme est en quelque sorte le cousin hivernal du trail. Il demande une connexion profonde avec la montagne et une gestion de l’effort tout aussi pointue.

    Ce week-end à Boí Taüll a offert un avant-goût exaltant de ce qui nous attend aux Jeux Olympiques. Avec des athlètes comme Emily Harrop et Thibault Anselmet au sommet de leur art, l’équipe de France peut rêver d’histoire. Le ski-alpinisme est un sport spectaculaire, exigeant et porteur de valeurs fortes. Rendez-vous en février 2026 pour, espérons-le, voir les couleurs françaises briller sur le podium olympique.

  • Melloblocco 2026 : Le rendez-vous incontournable du sport et du dépassement de soi

    Melloblocco 2026 : Le rendez-vous incontournable du sport et du dépassement de soi

    Le retour d’une légende : Pourquoi le Melloblocco 2026 est l’événement sportif à ne pas manquer

    Imaginez un lieu où des milliers de passionnés de sport, venus du monde entier, se rassemblent non pas pour s’affronter, mais pour célébrer une passion commune. Un endroit où le dépassement de soi ne se mesure pas à une place sur un podium, mais au plaisir de repousser ses propres limites dans un cadre naturel à couper le souffle. Ce lieu existe, et il s’apprête à faire son grand retour : le festival international Melloblocco vous donne rendez-vous du 6 au 9 mai 2026.

    Que vous soyez un grimpeur aguerri ou un simple curieux attiré par l’ambiance des grands événements sportifs, cet article est votre guide pour tout savoir sur ce rassemblement mythique.

    Qu’est-ce que le Melloblocco ? Plus qu’une compétition, un état d’esprit

    Le Melloblocco n’est pas une compétition d’escalade comme les autres. En réalité, ce n’en est pas une. Oubliez les classements et la pression de la performance. Ici, l’unique objectif est de partager, d’échanger et de grimper ensemble. Depuis sa création, l’événement a accueilli plus de 33 000 personnes de plus de 80 nationalités, y compris des icônes comme Chris Sharma ou Adam Ondra.

    Pourtant, la véritable star du festival, c’est son ambiance. C’est un esprit de communauté, de bienveillance et d’ouverture qui anime les prairies de Val Masino, en Italie. Le dépassement est personnel, encouragé par les autres participants dans un respect mutuel.

    L’édition 2026 : Un terrain de jeu encore plus grand

    Pour son grand retour, le Melloblocco voit les choses en grand. Le festival se déploiera sur trois zones exceptionnelles : le Val Masino, le Val di Mello et la Valle dei Bagni. Cette dernière fait son retour attendu, avec de tout nouveaux secteurs de bloc à explorer.

    Un défi pour chaque niveau

    L’un des plus grands atouts du Melloblocco est son accessibilité. Le site offre une diversité de blocs impressionnante :
    * Plus de 140 blocs pour les experts, cotés entre 8A et 8B+.
    * Un éventail immense de passages plus faciles, dès le niveau 5C.

    Que vous enfiliez des chaussons d’escalade pour la première fois ou que vous cherchiez un projet extrême, vous trouverez votre bonheur. C’est l’occasion parfaite de s’initier ou de se perfectionner, en profitant de l’énergie collective. La préparation physique, souvent complémentaire à des sports comme le running ou le trail, trouvera ici une application concrète et ludique.

    Une expérience complète : Le sport sous toutes ses formes

    Le Melloblocco est une véritable célébration du sport et de la culture outdoor. L’expérience va bien au-delà de la grimpe. Voici un aperçu de ce qui vous attend :
    * Sessions de bouldering guidées pour découvrir les meilleurs spots.
    * Cours de yoga en plein air pour préparer le corps et l’esprit.
    * Ambiance musicale avec des concerts et des DJ sets.
    * Conférences et ateliers animés par des athlètes et des experts.
    * Projections de films pour s’inspirer des plus belles aventures.
    * Tests de matériel avec les plus grandes marques du secteur.

    Au cœur de cette effervescence se trouve le Village Melloblocco, à San Martino. C’est le point de ralliement où tout le monde se retrouve pour partager un verre, écouter de la musique et participer aux jeux et défis organisés par les partenaires.

    Préparez votre venue : Toutes les infos pratiques

    L’aventure vous tente ? Voici les étapes clés pour organiser votre participation.

    1. L’inscription

    Les inscriptions sont déjà ouvertes sur le site officiel melloblocco.it. Les frais s’élèvent à 25 € et vous donnent droit à un sac de bienvenue contenant :
    * La carte des blocs.
    * Des cadeaux des partenaires.
    * Un t-shirt officiel de l’événement (attention, seulement 2 500 exemplaires disponibles !).

    Les t-shirts partent très vite, un conseil : ne tardez pas à vous inscrire ! Une belle initiative, « Give Melloblocco as a gift », vous permet même d’offrir une inscription à un proche.

    2. L’hébergement

    La région offre de nombreuses options pour tous les budgets : campings, hôtels, B&B ou locations de vacances. Le site officiel du festival propose une liste de recommandations pour vous aider à trouver le logement idéal. Pensez à réserver en avance, car la vallée se remplit rapidement.

    3. Le transport

    Le Melloblocco est un événement profondément attaché à la protection de son environnement naturel. Les organisateurs encouragent vivement les participants à opter pour des transports durables. Privilégiez les transports en commun, le vélo ou le covoiturage.

    Pour faciliter les rencontres, un groupe WhatsApp a été mis en place pour ceux qui cherchent ou proposent une place en voiture. C’est une excellente manière de réduire son empreinte carbone tout en faisant connaissance avec d’autres passionnés.

    Prêt pour le dépassement ?

    Le Melloblocco 2026 s’annonce comme une édition mémorable. C’est bien plus qu’un simple festival, c’est une invitation à vivre sa passion pour le sport et l’aventure d’une manière différente. C’est l’occasion de se connecter à la nature, à une communauté internationale et à soi-même.

    Alors, que vous soyez un adepte des sentiers de trail cherchant un nouveau défi ou un passionné de grimpe, ne manquez pas ce rendez-vous unique. On se retrouve au pied des blocs !

  • Emma Vigneron et l’ascension de « Cannabis Direct » : une leçon de sport et de dépassement de soi

    Emma Vigneron et l’ascension de « Cannabis Direct » : une leçon de sport et de dépassement de soi

    Emma Vigneron face à « Cannabis Direct » (8c) : Le récit d’un dépassement sportif exceptionnel

    L’univers du sport est jalonné d’histoires inspirantes, de récits où la persévérance et la force mentale transforment les rêves en réalité. Celle d’Emma Vigneron en est une parfaite illustration. Cette grimpeuse du sud de la France vient de marquer les esprits en réalisant son premier 8c, une cotation qui parle aux experts mais qui symbolise surtout un accomplissement hors du commun.

    En enchaînant la voie mythique « Cannabis Direct » à Roquevaire, Emma ne s’est pas contentée de gravir une paroi rocheuse. Elle a repoussé ses propres limites, fruit d’un travail acharné et d’une passion dévorante. Son parcours est une véritable leçon de dépassement de soi, une source d’inspiration pour tous les athlètes, qu’ils soient adeptes de running, de trail ou de toute autre discipline exigeante.

    Le parcours d’une passionnée de la roche

    L’histoire d’Emma avec l’escalade est relativement récente. Elle débute en 2016, poussée par la curiosité et l’ouverture d’une salle près de chez elle. D’abord attirée par le bloc et la compétition, elle découvre le potentiel infini des falaises en 2020. C’est là, au contact de la nature, que sa passion prend une nouvelle dimension.

    Sa progression est fulgurante. Elle franchit rapidement les paliers, atteignant son premier 8a la même année. Mais pour Emma, l’escalade est bien plus qu’une simple quête de performance. C’est un mode de vie.

    « La falaise a une place hyper importante dans ma vie. J’adore être dehors, travailler des mouvements difficiles, mettre des runs, camper et prendre le petit-déj’ dehors… Tout ce qui va autour de la grimpe et qu’on partage avec les autres, c’est ça dont on se rappelle. »

    Cette philosophie, où l’aventure humaine et le contact avec la nature priment, résonne particulièrement dans les communautés du trail et du running, où l’effort se mêle à la contemplation.

    « Cannabis Direct » : un défi physique et mental

    Le choix de s’attaquer à « Cannabis Direct » s’est imposé naturellement. Après avoir conquis la version voisine en 8b+, cette voie en 8c représentait le défi ultime, la suite logique de sa progression. Mais la marche était haute.

    Un projet de longue haleine

    Ce projet lui aura demandé deux hivers de travail acharné. Deux saisons à déchiffrer chaque mouvement, à comprendre chaque prise, à lutter contre le doute. La voie, réputée pour sa complexité, offre un profil varié qui met à l’épreuve toutes les qualités d’un grimpeur.

    « Il y a plein de mouvements différents et les profils sont superbes. Au début, ça penche, c’est très physique sur colos. La fin est une dalle avec des pieds à plat et des arquées à démarrer. Il y a des talons, des contre-pointes, des petits jetés… »

    Cette description technique illustre la polyvalence nécessaire pour un tel sport. Chaque section demande un engagement total, une combinaison de force brute et de finesse technique.

    Le “burn-out” et la peur de l’abandon

    À force de répéter les mêmes sections et de chuter inlassablement au même endroit, Emma a connu ce que beaucoup d’athlètes redoutent : l’épuisement mental.

    « J’ai fini par faire un burn-out de la voie, ça faisait trois mois que je faisais la section de départ. J’étais à la fois triste de ne pas avoir enchaîné, mais j’avais surtout peur de ne jamais vouloir y retourner. »

    Ce sentiment de saturation est un obstacle majeur dans la quête de performance. Le dépassement de soi passe aussi par la capacité à prendre du recul, à se ressourcer pour mieux revenir.

    La préparation : la clé de la réussite

    Consciente de ses limites, Emma a su transformer cette pause en une opportunité. Elle a repensé son entraînement pour revenir plus forte, physiquement et mentalement.

    Un entraînement ciblé et rigoureux

    Elle a mis en place un programme spécifique pour surmonter les sections qui lui posaient problème. La préparation physique est devenue la pierre angulaire de sa nouvelle approche.

    « J’avais besoin d’une bonne base physique pour marcher le bas, parce qu’il me coûtait de ouf. J’ai aussi fait beaucoup de rési sur poutre. Je savais que je n’avais pas assez de marge, et comme le repos n’est pas très bon, j’en avais besoin. »

    Cycles de force, tractions lestées, blocages… Un travail de l’ombre, exigeant et répétitif, mais indispensable pour atteindre un tel niveau dans ce sport.

    L’étincelle : trouver une nouvelle méthode

    La performance de haut niveau ne tient parfois qu’à un fil, à un détail. Pour Emma, la libération est venue d’une nouvelle approche sur le mouvement final, celui qui la faisait chuter systématiquement.

    Suggérée par un ami, une méthode alternative utilisant deux petites prises s’est avérée être la clé. Cette découverte a ravivé la flamme et lui a redonné confiance. Elle prouve que dans le sport, l’intelligence stratégique est aussi importante que la force physique.

    L’ascension finale : la consécration en pleine sérénité

    C’est avec un état d’esprit renouvelé qu’elle est retournée au pied de la falaise. La pression avait laissé place à la sérénité.

    Le jour de la réussite, tout s’est aligné. Libérée du poids de l’échec, elle a grimpé avec une fluidité et une détente rares.

    « Normalement, quand j’enchaîne une voie, je suis au triple tas. Mais là, pas du tout. J’étais très détendue, j’ai kiffé chaque moment. »

    Ce témoignage illustre l’état de “flow” que tous les sportifs recherchent, ce moment de grâce où le corps et l’esprit sont en parfaite harmonie. L’exploit n’était plus une lutte, mais une danse avec la paroi.

    Cette victoire marque la fin d’un cycle, mais certainement pas la fin de son ambition. Emma Vigneron a prouvé qu’avec de la passion, une stratégie intelligente et une volonté de fer, les barrières les plus hautes peuvent être franchies. Son histoire est un puissant rappel que le véritable dépassement est avant tout un voyage intérieur.

  • Frères Claude et Dreamtime : L’exploit qui secoue le monde de l’escalade

    Frères Claude et Dreamtime : L’exploit qui secoue le monde de l’escalade

    L’exploit des frères Claude : à 17 et 20 ans, ils domptent une légende de l’escalade

    Ils sont jeunes, talentueux et viennent de marquer l’histoire de leur sport. Les frères Camille et Maël Claude, originaires de Grenoble, ont réussi l’ascension de “Dreamtime”, un bloc d’une difficulté extrême qui a longtemps représenté le summum de la performance en escalade. Un véritable exploit qui illustre parfaitement la notion de dépassement de soi.

    Imaginez un mur de roche, presque lisse, qui se dresse devant vous. Votre seul objectif : atteindre le sommet, en utilisant uniquement la force de vos doigts et la puissance de votre corps. C’est l’essence même de l’escalade de bloc, une discipline où chaque mouvement est un défi. Pour les passionnés de ce sport, certains rochers sont plus que de simples cailloux : ce sont des légendes. “Dreamtime” est de ceux-là.

    Et cette légende, deux frères français viennent de se l’offrir.

    Deux frères, deux chemins, une même passion

    Dans la famille Claude, l’escalade est une seconde nature. Pourtant, les deux frères ont des approches bien différentes de leur pratique.

    Camille, le cadet de 17 ans, est une étoile montante des circuits de compétition. Habitué à la pression des chronomètres et à l’explosivité des blocs en salle, il développe une puissance et une technique redoutables. C’est lui qui, le premier, a réussi à dompter la bête en décembre 2025, confirmant son immense potentiel.

    Maël, l’aîné de 20 ans, a un profil différent. Il a choisi de s’éloigner des tapis de compétition pour se consacrer à l’escalade en extérieur, sur le rocher pur. Son truc à lui, c’est de déchiffrer les énigmes posées par la nature. Un choix payant, puisqu’il a déjà à son actif des réalisations majeures comme “Off the Wagon”, un autre bloc de très haut niveau. Pour lui, la réussite sur “Dreamtime” est venue six semaines plus tard, en janvier 2026, juste après avoir passé ses examens. Une preuve de sa détermination sans faille.

    Cette double réussite est un symbole fort : que l’on soit un athlète de compétition ou un puriste du rocher, la passion et le dépassement de soi mènent aux mêmes sommets.

    “Dreamtime” : bien plus qu’un simple rocher

    Pour comprendre la portée de cet exploit, il faut revenir sur ce qu’est “Dreamtime”. Situé à Cresciano, en Suisse, ce bloc de gneiss de 10 mètres n’est pas un défi comme les autres.

    Le premier 8C de l’histoire

    Le 28 octobre 2000, le grimpeur suisse Fred Nicole, un véritable pionnier du bouldering moderne, réalise la première ascension. Il propose alors une cotation jamais vue auparavant : 8C. Dans le monde de l’escalade, ce chiffre représente un niveau de difficulté stratosphérique, accessible à une poignée de grimpeurs sur la planète. Comme le raconte l’histoire de cette ascension légendaire, Fred Nicole n’a pas seulement grimpé un rocher ; il a ouvert une nouvelle ère pour ce sport.

    Une difficulté confirmée par le temps

    Le bloc est une traversée diagonale de 21 mouvements qui demande une force de préhension, une coordination et une résistance hors du commun. Après sa création, sa difficulté a fait débat. Mais en 2009, une prise cruciale a cassé, rendant le passage encore plus difficile et confirmant définitivement son statut de 8C. De nombreux grands noms de l’escalade s’y sont mesurés au fil des ans, ajoutant chacun une page à sa riche histoire de répétitions.

    Réussir “Dreamtime”, c’est donc s’inscrire dans les pas des plus grands. C’est toucher du doigt un morceau d’histoire de l’escalade.

    Une performance qui inspire au-delà de l’escalade

    L’exploit des frères Claude résonne bien au-delà de leur discipline. Il nous parle de persévérance, de fraternité et de la poursuite de ses rêves.

    Leur approche méthodique rappelle celle des athlètes de haut niveau dans d’autres sports d’endurance. Tout comme un coureur de trail qui étudie le parcours d’un ultra-marathon, ils ont passé du temps à analyser chaque mouvement, à comprendre chaque prise, à visualiser leur succès. Chaque échec n’était pas une défaite, mais une étape vers la réussite.

    Cette aventure est une magnifique illustration du dépassement de soi. Maël, tombant tout à la fin du bloc lors de la réussite de son frère, aurait pu se décourager. Au lieu de cela, il est revenu plus fort, mentalement et physiquement, pour finir le travail. C’est cette force de caractère qui transforme les bons sportifs en champions.

    Un avenir radieux pour l’escalade française

    Avec des athlètes comme Camille et Maël Claude, l’avenir de l’escalade française semble assuré. Leur performance sur “Dreamtime” n’est pas un aboutissement, mais une étape. Elle prouve que la nouvelle génération est prête à repousser les limites du possible.

    Leur histoire est une source d’inspiration pour tous les amateurs de sport, qu’ils pratiquent le running, le trail ou toute autre discipline. Elle nous rappelle que les plus grands défis sont souvent ceux que l’on se lance à soi-même, et que la plus belle des victoires est de les surmonter.

    Nul doute que nous entendrons à nouveau parler des frères Claude. Ils ont réalisé leur “temps de rêve”, et nous donnent envie, à notre tour, de poursuivre les nôtres.

  • Test Rossignol Venosk : La Chaussure de Trail Polyvalente au Rapport Qualité-Prix Imbattable en 2025

    Test Rossignol Venosk : La Chaussure de Trail Polyvalente au Rapport Qualité-Prix Imbattable en 2025

    Test Rossignol Venosk : La nouvelle chaussure de trail polyvalente qui bouscule le marché en 2025 ?

    Vous cherchez un avis honnête sur la Rossignol Venosk ? Après des semaines à la pousser dans ses retranchements sur tous les terrains, je vous livre mon verdict complet sur cette chaussure de trail qui fait déjà grand bruit. Accrochez-vous, elle pourrait bien redéfinir vos attentes.

    Rossignol fait un retour remarqué dans l’univers du running avec la Venosk, une chaussure affichant des promesses audacieuses : une polyvalence à toute épreuve, un poids contenu autour de 260 grammes, et un prix de 140 euros qui a de quoi faire trembler la concurrence. Mais que vaut-elle vraiment une fois la boue et les kilomètres au compteur ?

    Pour le savoir, je ne l’ai pas ménagée : sorties longues en endurance fondamentale, séances de fractionné en côte, descentes techniques, sentiers gras et cailloux glissants. Le résultat est sans appel : c’est un coup de maître. Son chaussant exceptionnel, hérité du savoir-faire montagnard de la marque, sa semelle Sensor Grip d’une efficacité redoutable et son rapport qualité-prix en font une prétendante sérieuse au titre de meilleure chaussure polyvalente de l’année. Elle vient chasser sur les terres de références comme la Salomon Genesis ou la Saucony Peregrine.

    Dans ce test, nous allons décortiquer ensemble ses technologies, mes sensations après des dizaines de kilomètres, ses forces et ses faiblesses. Une chose est sûre : à ce prix, la Venosk frappe très fort.

    Une conception au service de la performance et du confort

    Dès le premier regard, la Venosk inspire confiance. La qualité de fabrication est palpable et chaque détail semble pensé pour l’efficacité en trail.

    Une tige qui allie maintien et respirabilité

    La tige est conçue autour d’un mesh double-couche qui favorise une excellente circulation de l’air. J’ai pu le constater lors de sorties sous un soleil printanier : le pied reste confortablement au sec, même après plusieurs heures d’effort. C’est un atout majeur pour le confort et la prévention des ampoules.

    Ce qui m’a particulièrement convaincu, c’est la structure du talon. La base est rigide pour garantir une stabilité parfaite, tandis que la partie haute est plus souple pour éviter toute pression désagréable sur le tendon d’Achille. Un équilibre parfait entre sécurité et confort.

    Rossignol a également eu la bonne idée d’intégrer une double semelle interne. Sous la semelle de propreté classique se trouve une seconde semelle amovible de 3 mm. Cette astuce simple permet d’ajuster le volume chaussant. Vous avez le pied large ? Retirez-la pour gagner de l’espace. Vous cherchez un fit ultra-précis pour le sport de haut niveau ? Conservez-la. C’est une solution brillante pour s’adapter à un maximum de morphologies.

    Semelle intermédiaire : le cœur du réacteur

    Pour l’amorti, la Venosk utilise une semelle intermédiaire en EVA injecté, un matériau reconnu pour son dynamisme. Rossignol y associe sa technologie Sensor³, directement issue de son expertise dans le ski. L’objectif, selon le site officiel de Rossignol, est d’améliorer l’interaction entre le pied et la chaussure pour un meilleur soutien.

    Sur le terrain, cela se traduit par un excellent compromis entre amorti et sensations. La mousse offre un confort ferme et réactif, idéal pour ceux qui aiment “sentir” le terrain. Avec un drop de 6 mm (28 mm au talon / 22 mm à l’avant), la Venosk propose une posture naturelle qui favorise une foulée dynamique, parfaite pour le dépassement de soi en montée comme en descente.

    Un fit exceptionnel : l’héritage de la montagne

    S’il y a un domaine où la Venosk excelle, c’est bien le chaussant. On sent immédiatement les décennies d’expérience de Rossignol dans la conception de chaussures de ski et d’alpinisme. Le pied est parfaitement calé, sans point de pression, dès les premiers instants.

    Le système de laçage est un modèle d’efficacité. Il permet un ajustement précis et durable, sans avoir besoin de s’arrêter pour le retoucher en cours de sortie. J’ai particulièrement apprécié les œillets supplémentaires qui permettent de moduler le serrage sur l’avant-pied, offrant plus de précision sur les sentiers techniques ou plus de confort sur les portions roulantes.

    Le confort général est résolument sportif. Ne vous attendez pas à un chausson ultra-rembourré. La Venosk offre un confort ferme et précis, où le pied ne fait qu’un avec la chaussure. C’est un choix assumé qui privilégie le maintien et la performance.

    Sur les sentiers : une polyvalence bluffante

    J’ai testé la Venosk dans toutes les conditions possibles, et c’est là qu’elle a révélé son incroyable polyvalence. Que le terrain soit sec, gras ou jonché de cailloux humides, elle a toujours répondu présente.

    Une adhérence qui met en confiance

    La semelle externe Sensor Grip est une véritable réussite. Sa gomme offre une adhérence remarquable sur les surfaces les plus piégeuses, comme la roche humide ou les racines glissantes. Le design des crampons assure une traction efficace en montée et une excellente retenue en descente.

    Un autre avantage non négligeable : la semelle est relativement silencieuse et confortable sur les portions de bitume, ce qui en fait une excellente option “door-to-trail” pour les coureurs qui débutent leur parcours en ville.

    Le seul petit bémol, comme l’a noté le test de RunActu, est une tendance à accumuler la boue sur les terrains très gras, ce qui peut légèrement l’alourdir.

    Stabilité et agilité : le plaisir de la descente

    C’est en descente que la Venosk m’a le plus impressionné. La chaussure offre une stabilité impériale et un maintien irréprochable qui inspirent une confiance immédiate. On peut se permettre d’accélérer, d’engager dans les virages et de jouer avec le terrain en toute sécurité.

    La chaussure reste agile et précise, même dans les enchaînements de virages rapides. L’amorti, bien que ferme, fait un excellent travail pour filtrer les chocs sans jamais déconnecter du terrain. C’est un vrai plaisir de piloter cette chaussure, que ce soit sur des sorties longues à rythme modéré ou des séances plus intenses.

    Conclusion : à qui s’adresse la Rossignol Venosk ?

    La Rossignol Venosk est une chaussure de trail extraordinairement polyvalente et performante. Elle s’adresse aux coureurs de tous niveaux à la recherche d’un modèle unique pour leurs entraînements quotidiens et leurs compétitions sur des distances courtes à moyennes (jusqu’à 50-60 km).

    Ses points forts :

    • Un rapport qualité-prix exceptionnel
    • Un fit et un maintien irréprochables
    • Une adhérence redoutable sur la plupart des surfaces
    • Une grande stabilité et une agilité surprenante

    Ses points faibles :

    • Un amorti ferme qui pourrait ne pas convenir à tous pour l’ultra-distance, comme le souligne Alpine Mag.
    • Une tendance à retenir la boue.

    En conclusion, pour 140 euros, la Rossignol Venosk ne fait pas que rivaliser avec les meilleures : elle établit un nouveau standard. C’est une chaussure de running et de trail qui allie performance, confort et durabilité, et qui marque avec brio le retour de Rossignol au premier plan de la course en nature. Un choix que vous ne regretterez pas.

  • Téléphérique de La Grave : Feu Vert Judiciaire, un Projet qui Divise le Monde du Sport en Montagne

    Téléphérique de La Grave : Feu Vert Judiciaire, un Projet qui Divise le Monde du Sport en Montagne

    La Grave : Un Joyau Alpin au Cœur de la Tourmente

    Pour les passionnés de sport en montagne, le nom de La Grave résonne comme une promesse. Celle d’une nature brute, sauvage, et d’un terrain de jeu quasi infini. C’est un lieu mythique pour le ski hors-piste, l’alpinisme et le trail en haute altitude, un endroit où le dépassement de soi prend tout son sens. Pourtant, ce sanctuaire est aujourd’hui au centre d’une bataille acharnée, qui oppose vision économique et préservation écologique. La justice vient de rendre une décision clé, mais elle est loin de clore le débat.

    Le Projet Controversé : Un Nouvel Accès au Glacier

    Au cœur des tensions se trouve le projet d’un troisième tronçon pour le téléphérique des Glaciers de la Meije. L’objectif est de construire une nouvelle liaison de 1 861 mètres pour relier le col des Ruillans, à 3200 mètres, au dôme de la Lauze, qui culmine à 3600 mètres. Ce projet ambitieux, porté par la mairie et la Société d’Aménagements Touristique de La Grave (SATG), remplacerait un vieux téléski et ouvrirait un accès plus direct à la haute altitude.

    Un Chantier Titanesque en Haute Montagne

    Les travaux prévus sont considérables. Ils incluent la construction de deux nouvelles gares et l’installation d’un pylône de 27 mètres, ancré directement dans la roche. La plupart des matériaux devraient être acheminés par hélicoptère, une logistique complexe dans un environnement aussi fragile. Pour les défenseurs du projet, cette nouvelle infrastructure est vitale. Elle permettrait de pérenniser l’activité touristique, principale ressource économique du village, et d’offrir un accès plus fiable au glacier, notamment pendant la saison estivale.

    Une Opposition Féroce pour la Sauvegarde du Glacier

    Depuis le début du projet, la résistance s’est organisée. Sept associations, dont des poids lourds comme Mountain Wilderness et la Ligue de protection des oiseaux, ainsi que le collectif local « La Grave Autrement », sont montées au créneau. Pour eux, ce projet est une aberration écologique, un non-sens à l’heure du réchauffement climatique.

    Un Symbole de la Lutte Environnementale

    Les opposants dénoncent un aménagement lourd dans un site de haute montagne exceptionnel et fragile. Construire sur un glacier, le survoler avec un téléphérique, leur semble être en totale contradiction avec les impératifs de protection de la nature. Ils questionnent la pertinence d’investir des millions d’euros pour faciliter l’accès à un glacier qui, comme tous les glaciers alpins, est en recul constant. Pour ces militants, le véritable dépassement ne se trouve pas dans la performance technique, mais dans notre capacité à imaginer un avenir plus durable pour la montagne.

    La Justice Donne son Feu Vert, le Combat Continue

    Le bras de fer s’est logiquement déplacé sur le terrain judiciaire. Le 11 février 2026, le tribunal administratif de Marseille a rejeté les recours déposés par les associations contre le permis de construire. Cette décision autorise, en théorie, la reprise du chantier qui était à l’arrêt depuis mai 2023.

    C’est une victoire importante pour les porteurs du projet, mais elle est loin de signer la fin de l’histoire. Pour les opposants, il ne s’agit que d’une étape. Ils ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel de la décision. La bataille juridique est donc relancée, et la mobilisation sur le terrain ne faiblit pas.

    Quel Avenir pour le Sport et la Montagne à La Grave ?

    Cette situation complexe divise profondément le village et la communauté des amoureux de la montagne. D’un côté, la nécessité de maintenir une activité économique pour faire vivre le territoire. De l’autre, la responsabilité de préserver un patrimoine naturel unique pour les générations futures.

    Pour les athlètes, la question est essentielle. Un accès facilité à la haute altitude peut sembler une bonne nouvelle pour la pratique du sport. Cependant, beaucoup de pratiquants de running, de trail et d’alpinisme sont attachés au caractère sauvage et préservé de La Grave. Ils y cherchent une expérience authentique, loin des infrastructures lourdes. La construction de ce troisième tronçon pourrait, selon certains, dénaturer l’esprit même du lieu.

    L’affaire de La Grave est emblématique des défis auxquels nos montagnes sont confrontées. Entre développement et protection, la ligne de crête est étroite. La décision finale, qu’elle soit judiciaire ou politique, façonnera durablement le visage de ce lieu mythique et enverra un message fort sur notre vision de l’avenir pour les Alpes.

  • NNormal Take Back Box : Recyclez Gratuitement vos Chaussures de Trail et de Running

    NNormal Take Back Box : Recyclez Gratuitement vos Chaussures de Trail et de Running

    Vos chaussures de trail ont bien vécu, des centaines de kilomètres au compteur, mais leur aventure ne doit pas s’arrêter là. Plutôt que de finir dans une poubelle, elles pourraient renaître. C’est la promesse de NNormal, la marque de sport co-fondée par l’icône du trail Kilian Jornet, avec son initiative révolutionnaire : la Take Back Box.

    Le constat alarmant : une montagne de déchets dans le monde du sport

    Chaque année, le chiffre donne le vertige : 22 milliards de paires de chaussures de sport sont jetées et finissent dans des décharges à travers le monde. Pour les passionnés de running et de trail, des sports pratiqués au cœur de la nature, ce paradoxe est de plus en plus difficile à ignorer. Comment concilier notre amour pour les grands espaces et l’impact matériel de notre équipement ?

    Consciente de cette urgence, la marque NNormal, fidèle à sa philosophie “YOUR PATH, NO TRACE”, a décidé de s’attaquer au problème à la racine. Plutôt que de simplement vendre des produits, elle cherche à créer un écosystème durable où chaque objet a une seconde vie.

    Take Back Box : la solution simple et gratuite pour recycler vos chaussures de trail

    Lancé en novembre 2025, le programme Take Back Box est une invitation à tous les coureurs à devenir acteurs du changement. Le concept est d’une simplicité désarmante et, surtout, entièrement gratuit.

    Comment ça marche concrètement ?

    Lorsque vos chaussures de trail NNormal arrivent en fin de vie, deux options s’offrent à vous :

    • En ligne : Rendez-vous sur le site de NNormal pour générer une étiquette d’expédition prépayée. Il vous suffit ensuite d’emballer vos chaussures et de les déposer à un point de collecte.
    • En magasin : Déposez directement votre paire usagée dans l’une des “Take Back Boxes” disponibles dans les magasins partenaires en Europe et aux États-Unis.

    Cette démarche, accessible à tous, lève les principaux freins au recyclage : la complexité et le coût. NNormal prend tout en charge, transformant un geste écologique en une évidence.

    De la chaussure usée à la ressource : un processus de recyclage innovant

    Mais que deviennent ces chaussures une fois collectées ? Elles entament un fascinant voyage de transformation, loin des décharges.

    Les partenaires clés de la circularité

    NNormal s’est associée à des experts pour garantir un recyclage efficace. Les chaussures sont d’abord envoyées chez FastFeetGrinded, une entreprise néerlandaise qui a mis au point une technologie de pointe pour broyer et séparer les différents matériaux composant une chaussure (caoutchouc, mousse, textile).

    Ces matières premières secondaires sont ensuite confiées à XCLSV, un autre partenaire qui les utilise pour créer de nouveaux objets. Le premier exemple concret de cette économie circulaire est pour le moins symbolique : les boîtes de collecte “Take Back Box” elles-mêmes sont fabriquées à partir du caoutchouc des premières chaussures recyclées. La boucle est bouclée.

    Au-delà du recyclage : la durabilité comme ADN

    Le programme Take Back Box n’est que la partie visible d’une stratégie bien plus globale. Pour NNormal, la meilleure façon de réduire les déchets est de créer des produits qui durent.

    Une transparence rare sur la longévité

    La marque se distingue par ses tests de durabilité poussés. Elle publie des rapports détaillés sur la résistance de ses modèles. Par exemple, de nombreux retours d’utilisateurs confirment que des chaussures comme la Tomir 2 peuvent dépasser les 1000 kilomètres, un véritable acte de dépassement de la norme du marché. Cette transparence permet aux athlètes de faire un choix éclairé pour un sport plus durable.

    Réparer avant de jeter

    NNormal va encore plus loin en offrant une garantie de réparation à vie. Grâce à un partenariat avec le réseau mondial de cordonniers certifiés Vibram, il est possible de faire réparer des dommages mineurs ou de faire ressemeler une chaussure dont la tige est encore en bon état. Prolonger la vie d’un produit est un pilier essentiel de leur vision.

    Comme le souligne un article de Forbes.fr, cette initiative s’inscrit dans un programme plus large, le “No Trace Program”, qui inclut également les vêtements et accessoires, montrant une ambition globale pour la marque.

    Vers une économie circulaire pour le trail running

    NNormal est lucide : le chemin vers une circularité parfaite est encore long et semé de défis. Cependant, chaque paire déposée dans une Take Back Box est une victoire. C’est une chaussure qui ne polluera pas et dont les matériaux serviront à nouveau.

    Cette initiative est un appel puissant à toute l’industrie du sport. Elle prouve qu’il est possible de repenser nos modes de production et de consommation. En tant que coureurs, nous avons le pouvoir de soutenir ces démarches et de choisir des marques qui s’engagent pour l’avenir de nos terrains de jeu.

    Le dépassement de soi, valeur fondamentale du trail et du running, prend ici une nouvelle dimension : celle d’un effort collectif pour un impact positif, une trace minimisée sur la planète.

  • Salomon EcoTrail Paris 2026 : Deux Fois Plus de Trail et de Sport en Île-de-France !

    Salomon EcoTrail Paris 2026 : Deux Fois Plus de Trail et de Sport en Île-de-France !

    Salomon EcoTrail Paris 2026 : Deux Fois Plus de Trail et de Sport en Île-de-France !

    Le monde du running parisien est en pleine ébullition ! Une annonce majeure vient de redessiner le paysage du trail en Île-de-France : l’EcoTrail Paris, événement incontournable pour des milliers de sportifs, s’associe avec le géant de l’outdoor Salomon. Mais ce changement de nom n’est que la partie visible de l’iceberg. Dès 2026, ce n’est pas une, mais bien deux courses par an qui attendent les amoureux de la nature et du dépassement de soi. Une véritable révolution qui promet de rendre ce sport encore plus accessible et passionnant.

    Un Partenariat Stratégique : Naissance du Salomon EcoTrail Paris

    À partir de 2026, préparez-vous à parler du Salomon EcoTrail Paris. Ce partenariat, scellé jusqu’en 2030, unit deux acteurs majeurs de l’univers de la course à pied. D’un côté, un événement qui a su prouver que l’aventure et les sentiers naturels sont aux portes de la capitale. De l’autre, Salomon, une marque leader mondialement reconnue pour son expertise et son matériel de pointe.

    Cette collaboration est bien plus qu’un simple parrainage. Elle symbolise une ambition commune : faire de Paris une vitrine internationale pour le trail. Comme le souligne Philippe Perier, Country Manager de Salomon France, « En tant que marque française qui rayonne à l’international, Paris est notre vitrine, comme la Tour Eiffel l’est pour la France ». L’événement devient ainsi une plateforme exceptionnelle pour la marque, qui pourra y démontrer la performance de ses innovations, notamment sa gamme gravel, parfaitement adaptée aux terrains mixtes que rencontrent les coureurs urbains.

    2026 : Une Année, Deux Saisons, Deux Fois Plus de Défis

    La grande nouveauté de ce partenariat est sans conteste le passage à deux éditions annuelles. Chaque saison offrira une expérience unique, avec des parcours et des défis distincts pour tous les niveaux de running.

    L’Édition Printanière : Le Rendez-vous Historique Se Réinvente

    Le rendez-vous traditionnel est maintenu et même amélioré ! Notez bien les dates : les 21 et 22 mars 2026. Cette édition printanière conservera ses parcours emblématiques qui ont fait sa renommée, avec des distances allant de 10 à 80 km.

    Mais une surprise de taille attend les athlètes les plus aguerris : la création d’un tout nouveau parcours de 120 km. Un ultra-trail exigeant qui promet une aventure mémorable à travers les paysages franciliens, avec une arrivée toujours aussi magique au cœur de Paris. C’est l’occasion parfaite pour repousser ses limites et vivre une expérience de dépassement personnel intense.

    L’Édition Automnale : Une Nouvelle Aventure en Terre Francilienne

    Dès l’automne 2026, une seconde course verra le jour. L’objectif ? Explorer un nouveau territoire en Île-de-France et offrir des perspectives différentes aux coureurs. Les organisateurs gardent encore le secret sur la date exacte et les distances, mais l’enthousiasme est déjà palpable.

    Ce qui est certain, c’est que les parcours seront inédits et que l’arrivée se fera au pied d’un autre monument parisien emblématique, différent de la Tour Eiffel. De quoi piquer la curiosité de toute la communauté du trail ! Les premières esquisses des tracés ont d’ailleurs été dévoilées le 17 janvier 2026 sur le site officiel, laissant présager de belles découvertes.

    Pourquoi Cette Évolution ? Les Objectifs Affichés

    Cette transformation du Salomon EcoTrail Paris répond à une double ambition : populariser la pratique du sport en nature et servir de laboratoire pour les innovations matérielles.

    Rendre le Trail Accessible à Tous les Franciliens

    Depuis ses débuts, l’EcoTrail Paris porte une mission forte : montrer que la nature est un formidable terrain de jeu, même près d’une grande métropole. Hervé Pardailhé-Galabrun, le fondateur de l’événement, le rappelle avec passion : « Nous avons créé l’EcoTrail Paris pour révéler ce que beaucoup ignoraient : l’Île-de-France est l’un des plus beaux terrains de jeu naturels de France ». En proposant une édition automnale, les organisateurs doublent les opportunités pour les Franciliens de chausser leurs baskets et de partir à la découverte des sentiers près de chez eux.

    Une Vitrine pour l’Innovation Matériel

    Pour Salomon, cet événement est le terrain d’expression idéal. La marque pourra y tester et promouvoir ses produits auprès d’un public directement concerné. La gamme “gravel”, conçue pour une polyvalence optimale entre sentiers, boue et asphalte, trouvera sur les parcours du Salomon EcoTrail Paris une résonance particulière. C’est une occasion en or pour les participants de découvrir l’équipement qui les aidera dans leur quête de performance et de dépassement.

    Conseils Pratiques : Comment Participer à l’Aventure ?

    L’annonce de ces nouveautés a créé un engouement certain. Si vous souhaitez faire partie de l’aventure, une bonne organisation est de mise.

    Inscriptions : Anticiper pour ne Rien Manquer

    L’édition de printemps est connue pour afficher complet très rapidement. Il est donc conseillé de surveiller de près l’ouverture des inscriptions. Une bonne nouvelle pour ceux qui n’obtiendraient pas de dossard : les personnes sur liste d’attente pour le printemps seront prioritaires pour s’inscrire à l’édition d’automne. Une excellente raison de tenter sa chance !

    Préparation : Débutant ou Confirmé, à Chaque Sportif son Plan

    Que vous visiez le Trail 20 km au départ de Saint-Cloud ou le nouveau 120 km, une préparation sérieuse est indispensable. Le sport du trail demande un entraînement spécifique, différent de la course sur route.

    • Choisissez votre distance : Soyez honnête avec votre niveau actuel. Il vaut mieux réussir un 20 km que de souffrir sur un 45 km mal préparé.
    • Suivez un plan d’entraînement : Le site officiel de l’événement propose généralement des plans adaptés pour les débutants comme pour les experts.
    • Variez les terrains : Entraînez-vous sur des sentiers, en forêt, avec du dénivelé pour habituer votre corps aux exigences de la course.
    • Testez votre matériel : Ne testez jamais de nouvelles chaussures ou un nouveau sac le jour J. Profitez de vos sorties longues pour vous familiariser avec votre équipement.

    Conclusion : Une Nouvelle Ère pour le Trail Parisien

    Le passage au Salomon EcoTrail Paris marque le début d’un nouveau chapitre passionnant pour le running et le trail en Île-de-France. Avec deux éditions par an, de nouvelles distances et l’appui d’un partenaire de renommée mondiale, l’événement s’affirme plus que jamais comme un rendez-vous majeur du calendrier sportif. Il incarne la promesse d’une aventure accessible, d’un défi personnel et d’une reconnexion à la nature, aux portes de la ville. Alors, prêts à relever le défi en 2026 ?

  • 100 7A en 24h : Le Défi Fou qui Repousse les Limites du Sport et du Dépassement

    100 7A en 24h : Le Défi Fou qui Repousse les Limites du Sport et du Dépassement

    Imaginez un ultra-trail. Ajoutez-y une longue sortie à vélo. Saupoudrez le tout de l’ascension de dizaines de parois rocheuses exigeantes. C’est le défi insensé que se sont lancé Sébastien Berthe et Hugo Parmentier, deux grimpeurs de haut niveau. Une aventure qui redéfinit les limites du sport et du dépassement de soi.

    Le 14 mai 2023, ces deux athlètes ont écrit une nouvelle page de l’histoire de l’escalade dans la mythique forêt de Fontainebleau. Leur objectif ? Enchaîner 100 blocs cotés 7A ou 7A+ en une seule journée. Un exploit monumental, baptisé “l’impossible circuit”, qui mêle endurance, stratégie et une volonté de fer.

    Un Défi Né d’un Anniversaire

    L’idée de ce projet hors norme n’est pas née par hasard. Elle a germé pour célébrer un événement marquant : les 70 ans de “La Joker”, le tout premier bloc coté 7A de Fontainebleau. Plutôt qu’un simple hommage, Seb et Hugo ont voulu créer une aventure à leur image, repoussant les frontières de leur discipline.

    L’idée initiale était audacieuse, presque folle. Comme le raconte Seb, l’échange a vite escaladé : « Eh, tu crois que ce serait possible de faire combien de 7A en une journée ? 100 ? ». Face aux doutes de leur entourage, la graine était plantée. Le rêve d’un circuit de 100 blocs, jugé par certains irréalisable, est devenu leur obsession.

    Plus qu’un Sport : Une Aventure Complète

    Ce qui rend ce défi unique, c’est sa dimension pluridisciplinaire. Il ne s’agissait pas seulement de grimper. Pour relier les différents secteurs de la forêt, du nord au sud, les deux amis ont parcouru entre 70 et 80 kilomètres à vélo.

    Une Journée de 17 Heures d’Effort

    Leur journée a commencé avant l’aube pour se terminer à la nuit tombée, après 17 heures d’un effort quasi ininterrompu. Un véritable ultra-trail vertical et horizontal, combinant la concentration de l’escalade, l’endurance du cyclisme et la fatigue du trail entre les différents massifs rocheux. Cette performance illustre parfaitement ce qu’est le dépassement de soi dans le sport.

    Loin d’une simple “consommation” de blocs, les grimpeurs décrivent une expérience immersive. “On entre dans une transe qui à elle seule vaut l’expérience. Et puis chaque regard, chaque émotion est décuplée !”, explique Hugo. Une manière de redécouvrir la forêt et leur pratique, loin de la seule quête de la performance pure.

    Dans la Tête des Athlètes : Entre Agonie et Extase

    Une aventure d’une telle intensité est forcément faite de hauts et de bas. Les moments de doute et de douleur ont été nombreux, mais la force du duo a été de ne jamais les subir en même temps.

    Les Moments de Doute

    Pour Hugo, le moment le plus critique est arrivé vers 10 heures du matin sur le bloc “Excalibur”. La fatigue et la douleur à la peau des doigts l’ont fait douter : “C’était super stressant parce que, pour la première fois, j’ai imaginé que le speed run pouvait s’arrêter là.”

    La Force du Collectif

    Seb confirme cette synergie : “Ce qui est marrant, c’est qu’avec Hugo, nos difficultés sont survenues à des moments différents… Comme on était vraiment sur une performance d’équipe, il y avait un puissant soutien mutuel !”. Cette solidarité a été la clé de leur succès, transformant un défi individuel en une réussite collective.

    Les moments d’euphorie ont heureusement pris le dessus. Hugo se souvient d’un état de grâce à Apremont : “C’était un moment suspendu où j’avais l’impression de flotter, je sentais l’équipe indestructible.” Un sentiment partagé par Seb en fin de journée, porté par l’adrénaline et le soutien de leurs proches : “On grimpait chaque bloc comme si c’était notre dernière ascension, avec combativité et amour !”

    Une Aventure Humaine Immortalisée

    Au-delà de la performance sportive, cette journée a été une incroyable aventure humaine. L’anecdote la plus marquante, racontée par Seb, est sans doute celle de sa dent involontairement “redressée” par le coude d’Hugo lors d’une chute sur le 97ème bloc. Un souvenir douloureux mais cocasse qui témoigne de leur état d’épuisement et de leur concentration absolue.

    Cette expérience a été immortalisée dans un film documentaire réalisé par Jérôme Tanon, “Bleau dans la peau” (ou “Fond of Font”). Le film, produit par Montagne en Scène, retrace cette journée folle et transmet l’énergie, les doutes et la joie des deux athlètes. Ce qu’ils souhaitent transmettre ? L’envie de rêver, de sortir des sentiers battus et, selon Seb, de prouver qu’“une seule solution : la VÉLOrution !”

    Conclusion : Repousser les Limites, Ensemble

    L’exploit de Sébastien Berthe et Hugo Parmentier est bien plus qu’un record. C’est une démonstration inspirante de ce que le sport, l’amitié et la détermination peuvent accomplir. En combinant escalade, trail et vélo, ils ont créé une nouvelle discipline, un “ultra-trail” de la grimpe qui marquera les esprits.

    Leur aventure nous rappelle que les plus grands défis sont souvent ceux que l’on s’invente et que les plus belles victoires sont celles que l’on partage. Et quand on demande à Hugo s’il le referait, sa réponse fuse, pleine d’humour et déjà tournée vers l’avenir : “Plutôt deux fois qu’une ! […] On tente les 1000 6A, Seb ?”